Toucher le RSA socle : 5 bonnes raisons de ne pas culpabiliser ni s’inquiéter pour le lendemain. Et de l’autre côté comprendre les inquiétudes de certains qui bénéficient du RSA.

Malheureux ou heureux ou RSA : pourquoi certains le vivent bien et d'autres dépriment?

Malheureux ou heureux ou RSA : pourquoi certains le vivent bien et d’autres dépriment?


Pour certains toucher le RSA socle (ex-RMI) c’est difficile, ils ne se sentent plus intégrés dans la société. Leur seule envie c’est retrouver un boulot coûte que coûte même si c’est un job précaire (intérim, CDD, temps partiel, horaires décalés…). Pour d’autres toucher le RSA chaque mois c’est LE bonheur ou presque, alors si vous le vivez mal essayez de voir le verre à moitié plein de ces personnes qui ne rougissent pas d’avoir le RSA.

Le revenu solidarité active est une allocation faisant partie des minima sociaux, en 2014 le montant pour une personne seule est fixée à 509,30 euros (hors allocation logement déduite).

Quelques réflexions pour ceux qui sont heureux en touchant le RSA et qui ne sont pas pressés de trouver un emploi :

1- On ne fait rien de mal en touchant le RSA, on répond à des annonces de Pole emploi ou de sites de recrutement mais on a pas de réponse ou les entretiens se révèlent négatifs. On en trouve pas tout simplement, d’autres ont de meilleurs profils et vu le taux de chômage en France, il y a de la compétition.

2- On est pas mal dans ma situation de chômeur au RSA : le travail c’est pas sa vie. Alors pendant cette période de pause, on croque la vie à pleines dents même si mon budget est serré. A nous les séries TV à gogo, les soirées entre amis, la lecture avec l’accès la bibliothèque municipale etc…

3- C’est pas de sa faute si on trouve pas de boulot car on fait tout pour que ça marche. On surveille les offres d’emplois, on répond quand le profil correspond mais voilà rien n’y fait. Et comme on est pas malheureux on ne fait pas plus d’effort que ça. Est-on un assisté pour autant? Pas vraiment car on se dit qu’on a cotisé plein d’euros quand on était salarié donc désormais on profite un peu à son tour du système.

4- On se dit qu’accepter un boulot précaire à temps partiel qui ne nous correspond pas …être travailleur pauvre ne rend pas heureux. Alors travailler c’est bien mais quand on fait ce qu’on souhaite ou qu’on aime. Travailler pour survivre alors qu’on peut avoir le RSA quasi au même montant, on se dit qu’on préfère le RSA qu’un salaire mini.

5- L’argent ne fait pas le bonheur mais une vie simple avec peu de revenu (RSA) permet de plus se recentrer sur l’essentiel : sa famille, ses enfants… et d’être moins dans la société de consommation mais faire du vélo, courir…

Les contre-arguments, pourquoi vivre au RSA, au chômage c’est difficile au quotidien :

Chacun vit différemment une situation de chômage : Etre au RSA c’est aussi ne pas savoir de quoi est fait demain, pas de projet futur… et de ce fait très vite on peut déprimer.
Joindre les deux bouts sera a fortiori plus complexe pour une personne seule que pour un couple parents de 2 enfants. Dans ce cas, la famille pourra bénéficier d’un RSA socle de plus de 1000 euros. Si la problématique du logement est alors écartée, il faut reconnaître que ce montant ne permet pas de subvenir aux besoins d’une famille de 4 personnes. Souvent les personnes au RSA en situation précaire, n’hésitent pas à faire appel au système D : les promotions pour l’alimentation, les achats d’occasion, un budget très serré pour faire les courses…parfois même elles font appel aux associations comme Emmaüs, Les Restos du coeur…(voir l’arrivée de la prime exceptionnelle de noël 2014)

Il faut surtout garder espoir et ne pas hésiter si vous êtes une personne motivée et active à reprendre un petit boulot juste pour vous ré-insérer dans le marché du travail. Ça change pas grand chose pour le porte-monnaie mais pour le moral ça peut tout changer. Avoir des collègues, reprendre un rythme de travail… peut vous permettre de vous retrouver dans une autre dynamique et trouver un emploi plus facilement.