Quel est le bon déroulé d’une consultation avec son médecin? La partie du diagnostic passe par le monologue du patient. 23 secondes est-ce trop court? Les réponses avec « Docteur, écoutez » par Laurence Verneuil et Anne Revah-Levy.

Les docteurs ne laissent pas assez parler les malades //Photo : Stephen Coburn/shutterstock.com

Les docteurs ne laissent pas assez parler les malades au début de la consultation//Photo : Stephen Coburn/shutterstock.com



Un temps de parole trop court chez le médecin
: c’est ce qui a été constaté, avec 23 secondes en moyenne pour que le patient s’exprime en début de consultation. Quand un patient explique au docteur pourquoi il vient, quand il décrit ses symptômes, il est souvent coupé. Et cette situation peut poser problème : une femme qui n’a pas eu l’occasion de dire que les somnifères la faisait vomir est morte d’une rupture d’anévrisme.

Mais à l’hôpital, pour raison de rentabilité, certains responsables demandent de ne pas passer plus de 10 minutes avec chaque patient. Résultat, le temps d’écoute du médecin est fortement réduit, généralement à moins de 30 secondes.
Pourtant, la relation entre le patient et le médecin est primordiale et a un effet profond. Se sentir mieux écouté, c’est se sentir mieux soigner, et donc mieux se porter. Un effet qui n’est pas uniquement psychologique : « les médecins qui ont les consultations les plus courtes sont ceux qui prescrivent le plus de médicaments ».
En réponse, les français préfère accorder de plus en plus de place aux médecines douces, où ils se sentent tout simplement mieux accompagnés.

Il est intéressant de noter comme l’explique Laurence Verneuil dans Le Parisien « Le temps d’écoute ne doit pourtant pas être la variable d’ajustement » car il permet notamment d’établir le diagnostic. De nombreux patients qui ne sentent pas écouter se dirigent vers les médecines douces comme l’homéopathie, l’ostéopathie, l’acupuncture…

Devant ces constats, Laurence Verneuil et Anne Revah-Levy ont publié un livre intitulé « Docteur, écoutez ! » pour défendre le temps de parole du patient. Les docteurs entendront-ils ?