Les grèves SNCF se multiplient car les agents SNCF ne veulent pas changer de statut en 2016/2017 alors que son côté l’entreprise veut gagner en productivité. Ce qui peut changer avec avec la nouvelle convention collective.

Nouveau statut agent SNCF en 2017  : ce qui change vraiment  / ©AFP PHOTO / ERIC PIERMONT

Nouveau statut agent SNCF en 2017 : ce qui change vraiment / ©AFP PHOTO / ERIC PIERMONT


La grève SNCF du 26 avril 2016 et celles envisagées en mai 2016 (10, 17 et 18) n’ont qu’un seul but faire reculer le projet de changement de statut des agents SNCF avec la convention collective qui a pour but d’instaurer plus de flexibilité et de compétitivité. En effet, on estime que les agents SNCF sont 20% plus chers que leurs homologues des entreprises privées (spécialiste du rail dans Le Parisien). Mais de son côté un conducteur de train RER C témoigne dans le condition et estime qu’il pourrait perdre jusqu’à 500 euros par mois avec les nouvelles conditions de travail.

Ce qu’il faut savoir sur le statut agent SNCF avec la réforme :

– Déplacement domicile-travail : Prise en charge au delà de 50km de chez soi (aujourd’hui c’est 3km)

– Repos hebdomadaire : Samedi et dimanche ou dimanche et lundi. Si les agents travaillent le we, ils auront droit à 2j de repos consécutifs dans la semaine dans la limite de 30 par an (à ce jour c’est dans la limite de 52 par an / et le repos hebdo c’est samedi et dimanche à la base)

– Durée du repos au domicile : 13h minimum (à ce jour c’est 14H)

– Nuit passée en dehors du domicile : Il serait possible de dormir 2 à 3 nuits à la suite hors de chez soi (à ce jour c’est interdit d’en faire plusieurs de suite, sauf exception).

– Planning de travail : Il serait défini le jour même (alors qu’à ce jour il est connu plusieurs jours à l’avance).

Même si les agents SNCF ont de nombreux avantages, on comprend leur mécontentement car il y a beaucoup de changement et pas vraiment à leur avantage. Cyrille Vainsonneau l’un des secrétaires nationaux de Fgaac-CFDT explique au quotidien parisien « Par petits bouts, on détruit la vie privée du cheminot. Il est aussi question de limiter le nombre de repos double à 30 par an au lieu de 52. On dégrade la sécurité du transport ferré. Conduire un train est un métier stressant, qui nécessite d’être concentré pendant des heures et donc d’être en forme avec des plages de repos balisées ».